La gouvernance horizontale dans le projet Demain en main

 

Le projet Demain en main met en oeuvre une gouvernance horizontale basée sur les principes de la démocratie participative; C’est un système de gestion conçu pour penser, organiser et faire ensemble avec une répartition du pouvoir.

La gouvernance régit les règles relationnelles et organisationnelles basées sur le principe d’équivalence, ce qui signifie que chacun doit faire face à ses responsabilités. On veillera au partage du pouvoir, à la coopération active de tous les membres.

Instaurer une relation d’équivalence : La diversité des expériences, du savoir -être et du savoir-faire de chacun est un atout pour le groupe. Il n’y a pas de hiérarchie, il y a juste des personnes qui assument des responsabilités d’ordre différent. Personne n’a de pouvoir ni de contrôle sur l’autre. Privilégier une architecture en cercle permet de rendre visible la relation d’équivalence car chaque membre se trouve à équidistance du centre.

Écouter avec attention : C’est qui signifie écouter ce que la personne dit, écouter avec attention. Le tour de parole est une technique pour habituer un groupe à l’écoute active. Chacun parle sans être interrompu ; les autres participants ne doivent pas « réagir » dans l’immédiat, mais sont invités à « s’exprimer » lorsque ce sera leur tour de parler.

Parler avec intention : Chaque participant est invité à parler en son nom en employant le « je » et en évitant d’utiliser des formulations telles que « on pense que ». Le silence, c’est aussi la possibilité de passer son tour et ne rien dire. Assumer la responsabilité de sa parole ou son silence est déjà un grand pas.

Être bienveillant : Chaque participant est invité à ne pas être dans le jugement de l’autre, des idées proposées, ni dans le jugement de soi-même. Il n’y a ni bon ni mauvais. En effet, une idée qui pourrait être considérée comme « mauvaise », pourrait être l’élément déclencheur de la solution trouvée par le groupe.

Faire confiance : Se faire confiance, oser suivre son intuition, oser exprimer son savoir, faire confiance aux autres, au processus et à l’animateur. Ce qui arrive devait arriver : les moments hyperactifs, les silences, les dires des uns, les questions des autres viennent tous enrichir le pot commun, “le centre” pour co-construire ce qui est à faire.

Et dans la pratique?

 

La circulation de la parole : S’il est socialement extrêmement simple de se répartir la nourriture contenue dans un plat, il est beaucoup moins naturel de se répartir la parole. À défaut d’une plus grande sagesse collective, des processus régissent la circulation de celle-ci.

C’est pourquoi nous utilisons des rôles pour qu’une réunion fonctionne. Ces rôles sont distribués à la fin de chaque réunions pour la suivante.

 

  • L’animateur : c’est lui qui distribue la parole, veille au respect de l’ordre du jour et interromps le débat lorsqu’il est hors sujet.
  • Coordinateur: Il prépare l’ordre du jour de la rencontre.
  • Secrétaire : Il prend des notes et retransmet un compte rendu objectif de la rencontre.

L’animateur peut, selon les étapes du processus ou les circonstances, proposer différentes façons de la distribuer la parole :

  • Parole tournante : l’animateur lance la parole à sa droite ou sa gauche. Chacun s’exprime à son tour. Si quelqu’un n’est pas prêt, il peut passer. L’animateur  reviendra vers lui une fois le tour terminé.
  • Parole au centre : pour inviter chacun à s’exprimer sur le sujet lorsque bon lui semble. À noter que cette pratique demande de la discipline pour rester centré sur le sujet de départ et ne pas réagir à ce que la personne précédente a exprimé.
  • Parole libre : permet de libérer la circulation de la parole. Celles et ceux qui souhaitent s’exprimer le font. On utilise ce terme en cercle dans l’intention de ne pas rentrer en débat. Chacun s’exprime pour nourrir le centre, c’est à dire pour faire avancer le groupe dans le processus de décision.

 

Comment fait on pour demander la parole ou intervenir dans une discussion?

Nous avons choisis d’utiliser nos mains:

 

  • Le doigt levé : je demande la parole.
  • Les 2 doigts levés : j’ai quelque chose à dire, à apporter, qui est en lien direct avec ce que la personne qui parle est en train de dire. Cela peut permettre d’apporter une réponse et de passer à autre chose.
  • Agiter les mains en l’air : je suis d’accord avec ce qui se dit dans l’instant
  • Les mains en bas : je ne suis pas d’accord avec ce qui se dit dans l’instant
  • Le moulin avec les bras : il serait bon d’abréger, déjà vu ou hors sujet

 

Et pour voter?

  • Pouce vers le haut : je suis d’accord.
  • Pouce au milieu : je ne suis pas en accord avec ce qui se dit, mais je peux vivre avec. ( à relier avec la notion d’objection)
  • Pouce vers le bas : je ne suis pas d’accord (j’ai une objection)

 

Nous utilisons également :

  • Une météo : Avant de commencer une rencontre nous utilisons quelques  mots (soleil, brouillard, pluie,éclaircie…) pour décrire son état émotionnel. Cela permet d’exprimer son état, le faire connaitre et de pouvoir en prendre conscience par le reste du groupe
  • Une cloche ou un objet permettant à chacun de se recentrer lorsque l’énergie ou les discussions partent dans tous les sens. Idéal avant de faire un choix important ou  juste par besoin personnel. Chaque participant peut sonner cette cloche à tout instant pour demander un moment de silence.

 

Les fameuses plénières et commissions, comment sont  prises les décisions dans le projet? 

 

 

 

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